1921-2021 LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE GEORGES BRASSENS

1921-2021 : Georges Brassens, une vie en photos

 

Qui parle le mieux de Brassens que Brassens lui-même dans sa chanson Trompettes de la renommée ?

« Je vivais à l'écart de la place publique

Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique

Refusant d'acquitter la rançon de la gloire

Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir

Les gens de bon conseil ont su me faire comprendre

Qu'à l'homme de la rue, j'avais des comptes à rendre

Et que, sous peine de choir dans un oubli complet

J'devais mettre au grand jour tous mes petits secrets

Trompettes de la renommée

Vous êtes bien mal embouchées »

Georges Brassens, né le 22 octobre 1921 à Cette (qui deviendra Sète en 1927),

a vécu à Paris, 173 rue d’Alésia (XIVe) de 1940 à 1944,

impasse Florimont (XIVe) de 1944 à 1966,

puis au 42 rue Santos Dumont (XVe) jusqu’à sa mort à Saint Gély-du-Fesc,

près de Sète, le 29 octobre 1981.

1921 – 1940 Sète

La famille chante des ritournelles italiennes et les chansons de l’époque, celles notamment de Tino Rossi et Charles Trénet, qu’ils écoutent à la radio.

Georges Brassens est un autodidacte en musique. Il a appris à jouer des accords d'abord au piano, puis à la guitare.

Comme beaucoup d’adolescents, il est attiré par les interdits : « J'avais commencé à fumer la pipe, comme beaucoup d'adolescents de ce temps-là qui voulaient se croire adultes. Je fumais du Scaferlati bleu, très fort»

 

Georges Brassens découvre la poésie avec son professeur Alphonse Bonnafé. À cette époque, il fréquente une bande de voyous et, en 1939, il sera condamné pour vol. Il se laisse ensuite pousser la moustache. Il en fera une chanson Les quatre bacheliers. 

En 1940, il décide de partir à Paris.

Sète, avec sa mère

Sète, avec son père

Sète, 1939,

La mauvaise réputation

Georges Brassens :

« Je n’étais pas un cancre, pendant ma scolarité

je ne me suis occupé que de la chanson. »

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sur Brassens

et sa pipe...

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sur Brassens

et sa guitare...

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sur Brassens

et sa moustache...

1940-1942. Arrivée à Paris chez sa tante Antoinette,

173 rue d’Alésia, XIVe.

Dans sa chanson Les ricochets, il revient sur son arrivée à Paris :

Georges Brassens :

« …Ce n'est qu'un jeune sot, qui monte à l'assaut du P'tit Montparnasse, on ne s'étonnera pas si mes premiers pas tout droit me menèrent

au pont Mirabeau pour un coup de chapeau à l’Apollinaire… »

Georges Brassens :

« Paris, je m’y plaisais car mes amis de Sète habitent Paris. Je n’ai pas besoin de soleil,

les méridionaux s’en foutent du soleil »

À la bibliothèque du XIVe, il se construit une culture littéraire et étudie la technique de la poésie et les poètes. Il compose ses premières mélodies au piano.

En 1942, il publie à compte d’auteur son premier ouvrage de poésie À La Venvole (50 ex.) ; il publiera plus tard, en 1947, La lune écoute aux portes, un roman surréaliste et, en 1950, La Tour des miracles, un roman, qui n'eurent aucun succès.

Georges Brassens :

« …De 1940 jusqu’à 1952, j’ai lu plusieurs bibliothèques. Je dévorais tout, surtout les poètes. J’ai lu aussi Montaigne, que je relis… Comme disait Mallarmé :

C’est beau ce qu’écrivent les autres  ! ... »

Brassens lisant

1943-1944. Il est envoyé au STO (service du travail obligatoire) à Basdorf près de Berlin


Il y compose ses premières chansons – Maman, papa, Bonhomme, Pauvre Martin… – chantées par René Iskin qui deviendra son ami. Il y rencontre Pierre Onteniente, son futur secrétaire et son homme de confiance.

Georges Brassens pendant le STO (2e à droite)

Mars 1944. Georges Brassens, en permission du STO, se cache impasse Florimont, XIVe, chez Jeanne Le Bonniec et son mari Marcel Planche

 

Malgré la misère qui y sévissait, Brassens est heureux au milieu de tous leurs animaux.

Il y restera jusqu’en 1966.

Georges Brassens écrira L’Auvergnat pour Marcel.

Georges Brassens

et la Jeanne,

impasse Florimont

Georges Brassens,

Jeanne et Marcel,

impasse Florimont

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sur Brassens et les animaux...

G.eorges Brassens,

impasse Florimont

1947. Georges Brassens rencontre Püpchen, « Petite poupée »

 

Ils ne se marieront jamais et ne cohabiteront pas non plus. Il écrira pour elle Je me suis fait tout petit, Saturne et La non-demande en mariage.

Püpchen et Georges Brassens               

1952. Après des passages sans grand succès dans des cabarets, Georges Brassens rencontre Patachou dans son cabaret de Montmartre et Jacques Canetti Théâtre des 3 Baudets.

 

C’est le début de sa carrière.

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sur Brassens et Patachou...

36. PATACHOU ET BRASSENS.jpg

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sur Brassens et

J. Canetti...

38. Cannetti Brassens.jfif

1953. 1er concert aux 3 Baudets -

1er de ses 14 disques, La mauvaise réputation

Maxime Le Forestier, mars 2021

« Brassens testait sans cesse ses textes

et il n'entrait en studio qu'après les avoir joués deux mois sur scène. »

1er concert aux 3 Baudets,

octobre 1953

1958. Georges Brassens achète Le moulin de la bonde à Crespières (78)

 

Il y reçoit ses amis.

Georges Brassens à Crespières

1966-1981. Georges Brassens habite au 42 rue Santos Dumont, XVe

Rue Santos Dumont

Dans le XVe, Brassens fréquente, avec ses amis, le Clos des Morillons, restaurant de Pierre Vedel, 50 rue des Morillons et le bistrotAux sportifs réunis, tenu par le boxeur Yanek Walczak, 75 rue Brancion.

Georges Brassens

avec Alphonse Boudard,

rue des Morillons XVe.

Espace Brassens, Sète

Georges Brassens

et ses amis au restaurant de Pierre Vedel

50 rue des Morillons 15e

C’est pour le patron, le boxeur Yanek Walczak que Georges Brassens a écrit Le bistrot.

Jean-Louis Walczak*,

fils de Yanek Walczak :

« … Brassens, qui habitait à deux pas, en a fait sa cantine.

La chanson Le Bistrot, c’est d’ici qu’il parle.

« La belle du bistrot », c’est ma mère

et « le gros dégueulasse » c’est mon père… »

Le Walczak a reçu la médaille de la ville des Paris en 2019.

 

* Jean-Louis Walczak a été le parrain des Journées Brassens d’ACE15 en 2018.

Restaurant Aux Sportifs Réunis, Chez Walczak, 75 rue Brancion, Paris XVe

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sur Brassens et la gastronomie..

1971. Pour ses vacances, Georges Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux, dans les Côtes-d’Armor.

Il y reçoit ses amis.

Michel Le Grand, ancien boucher-charcutier de Lézardrieux :

« Il prenait deux saucissons à l’ail en arrivant, des mètres de saucisses durant son séjour estival

et 40 à 45 saucissons en partant, pour offrir à ses amis, c’était un rituel. »

1971, Georges Brassens en Bretagne,

à Paimpol

1976. Dernier disque 33 tours : Trompe la mort.

1977. Du 19 octobre 1976 au 27 mars 1977, derniers concerts à Bobino.

Mai 1981. Georges Brassens et Püpchen à Sète.

Mai 1981, Sète,

Georges Brassens et Püpchen

Photo Philippe Ledru

Mai 1981,

Georges Brassens,

dernière promenade sur la plage de Sète Photo Philippe Ledru    

29 octobre 1981. Décès à Saint-Gély-du-Fesc, Hérault.

Durant toute sa vie, Georges Brassens a souffert de coliques néphrétiques qui l’ont parfois contraint à quitter la scène. . En 1980, il subit une troisième opération des reins.

 

Georges Brassens est enterré, en toute discrétion, au cimetière Le Pyde Sète à Sète, « le cimetière des pauvres ». Püpchen le rejoindra en 1999.

Georges Brassens,

supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966 :

« Vous envierez un peu l'éternel estivant,

qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,

qui passe sa mort en vacances ».

Georges Brassens, Le testament, 1956 :

« Ici-gît une feuille morte

Ici finit mon testament

On a marqué dessus ma porte

"Fermé pour cause d'enterrement"

J'ai quitté la vie sans rancune

J'aurai plus jamais mal aux dents

Me v'là dans la fosse commune

La fosse commune du temps »