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Les femmes célèbres du XVe

 
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À l’occasion du 8 mars 2022,

Journée internationale des droits des femmes,

Ghislène Fonlladosa, membre d'ACE15,

vous invite à découvrir ou à redécouvrir

des femmes dont la vie et le nom sont liés au 15e arrondissement de Paris.

Au fil des siècles, ces femmes ont habité le 15e, y ont développé leurs activités dans les domaines les plus variés : artistique, musical, littéraire, politique, social, religieux, scientifique, sportif…

Certaines d’entre elles ont donné leur nom à une rue, une place, un jardin

ou se rappellent à notre mémoire par une plaque posée

sur l’immeuble où elles ont vécu.

Régulièrement, des femmes étrangères au 15e sont aussi honorées à l’initiative de la Mairie du 15e ou de la Ville de Paris.

ACE15 remercie la Société Historique et Archéologique du 15e

qui a été une mine d'informations indispensables à la rédaction des cette chronique.

Les femmes artistes du XVe

 
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Marie-Anne BOTOT DANGEVILLE (1714 - 1796)

Elle est la plus célèbre des Dangeville, une famille de comédiens et danseurs du XVIIIe siècle.

À 49 ans, elle quitte la scène et se retire dans sa maison de la rue de Vaugirard, où elle donne des fêtes et reçoit des amis poètes et des écrivains

Elisabeth VIGÉE LEBRUN (1755 - 1842)

Artiste peintre, considérée comme une grande portraitiste de son temps, comparée à Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze.

Sa carrière exceptionnelle en fait un témoin privilégié des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle, de la Révolution française et de la Restauration. Elle sera peintre de Marie-Antoinette et de Louis XVI et des cours européennes.

Yvonne JEAN-HAFFEN (1895 - 1993)

Dans une petite maison, 30 rue Falguière, résida Yvonne Jean-Haffen, artiste peintre, dessinatrice, graveuse et céramiste.

Elle fut l'élève de Mathurin Méheut, qui résida lui-même au début du XXe siècle au n° 45 de la rue avant de s'installer hameau d'Alleray.

Jeanne AVRIL (1868 - 1943)

Danseuse du Moulin Rouge, égérie de Toulouse Lautrec, elle exporta le French Cancan à l’étranger. Elle termina sa vie au 11 rue de la Saïda en 1943.

Rhodia BOURDELLE (1911-2002)

Fille d’Antoine Bourdelle, Rhodia a vécu son enfance dans l'atelier de son père - le musée Bourdelle d'aujourd'hui - lieu de vie de la famille Bourdelle depuis l’arrivée du jeune sculpteur en 1885 jusqu’à la mort de sa fille Rhodia en 2002. Sa mère Cléopâtre, son époux Michel Dufet et elle-même, transformeront ce lieu en un sanctuaire ouvert au public en exposant, en publiant, en éditant l'œuvre de Bourdelle, qu’ils feront rayonner bien au-delà des murs de l'atelier.

Niki de SAINT PHALLE (1930 - 2002)

En 1961, Niki de SAINT PHALLE, plasticienne, peintre, graveuse, sculptrice y crée ses premières performances "Tirs à la carabine" avec des poches de peinture de couleurs et des détritus préfigurant ses célèbres "Nanas". Impasse Ronsin (150-152 rue de Vaugirard).

Cécile SOREL (1873 - 1966)

Céline-Émilie Seurre, devenue Cécile Sorel, la célèbre actrice comédienne et artiste, est née 3bis rue Antoine Bourdelle. Elle y passa une partie de son enfance et Antoine Bourdelle, en voisin, réalisa son portrait enfant. Pensionnaire de la Comédie Française, artiste au Music-hall, le Casino de Paris, elle y prononce le célèbre « l’ai-je bien descendu ? ».

KIKI DE MONTPARNASSE (1901 - 1953)

Kiki de Montparnasse, née Alice Prin fut surnommée la Reine de Montparnasse dans les années 20, elle fut modèle, muse et amante d’artistes célèbres, mais également, chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre et actrice de cinéma. Elle anima le quartier Montparnasse durant l’entre-deux guerres.

Marie VASSILIEFF (1894 - 1957)

Née à Smolensk, en Russie, elle vient à Paris étudier l’art (la salle de la Coupole est décorée de ses œuvres). En 1912, elle ouvre à Montparnasse son atelier, avenue du Maine, chemin du Montparnasse.  Pendant la Première Guerre mondiale elle crée en 1915 une « cantine » qui devient le lieu de rassemblement de la communauté artistique de Montparnasse des années 1920-1930. Un musée y fut installé, le musée du Montparnasse, aujourd’hui fermé.

Ludmilla TCHÉRINA (1924 - 2004)

Monika Tchemerzine est née à Paris. Son père est un prince tcherkesse exilé à Paris, mathématicien. Sa mère, Française, est ancienne élève de l'École des chartes. Très tôt l’enfant révèle des dons extraordinaires pour la danse. Elle sera l’une des grandes étoiles de son temps, également actrice, peintre et sculpteur.

Jenny ALPHA (1910 - 2010)

Comédienne et chanteuse antillaise. Décédée rue de l'Abbé Groult. En juin 2013, plaque posée sur son immeuble 39 rue de l'Abbé Groult et inauguration de la place Jenny Alpha à la hauteur des 120-126 avenue Félix Faure

Silvia MONFORT (1923 - 1991)

De son vrai nom Simonne Marguerite Favre-Bertin, elle a été une militante du théâtre populaire. Actrice puis directrice de théâtre dans divers lieux, elle dut installer dans les années 1980 un chapiteau sur l'emplacement des abattoirs de Vaugirard. Il deviendra un vrai théâtre, mais Silvia Monfort disparaît quelques mois avant son achèvement. Inauguré en 1992, il porte son nom.

Maria CASARES (1922 - 1996)

Tragédienne. En 1936, fuyant l'Espagne alors qu'elle avait 14 ans, elle s’est installée avec sa mère 148 rue de Vaugirard (angle Passage de l'Enfant Jésus / Necker). C'est là qu'Albert Camus la rejoignit pendant de nombreuses années (voir photo). C'est à cette adresse qu'elle a appris, début 1960, la mort accidentelle d'Albert Camus et y a reçu la dernière lettre envoyée par lui le jour de sa mort le 4 janvier 1960.

Les femmes bienfaitrices du XVe

 

Marguerite BOUCICAUT (1816 - 1887)
Marguerite Guérin, gardeuse d’oie puis blanchisseuse, a eu toute sa vie le souci des pauvres et a légué son immense fortune (due à la création du Bon Marché par son mari) à des œuvres philanthropiques, notamment à l’Assistance publique pour la construction de l’hôpital BOUCICAUT.

Suzanne NECKER (1737 - 1794)
Suzanne Curchod, par son mariage Madame Necker, épouse de Jacques Necker, ministre des Finances de Louis XVI, est née en Suisse.
Elle fonde, sur ses fonds personnels, l’Hospice de charité des paroisses de Saint-Sulpice et du Gros-Caillou, qui deviendra en 1802 l’hôpital NECKER. Mère de de la célèbre femme de lettres Germaine de Staë, qui a sa rue dans les 15e.

Marie POUSSEPIN (1653 - 1744)

Femme chef d’entreprise en bonneterie fin XVIe-début XVIIe, elle fait de Dourdan la 2e ville de France pour le tissage des bas de laine, elle développe l’apprentissage et des écoles pour filles.

Fondatrice des Sœurs de la Charité. Jardin Marie Poussepin 232 rue de Vaugirard.

Antoinette FAGE (1824 - 1883)

Antoinette Fage, ouvrière, créa vers 1850 une petite communauté consacrée à la charité, installée dans la quartier du Gros-Caillou. Sous l’impulsion d’un prêtre, Étienne Pernet, l'un des premiers membres d'une nouvelle congrégation, les assomptionnistes, cette communauté deviendra "Les Petites sœurs de l'Assomption" dont Antoinette Fage, en religion Mère Marie de Jésus, sera la première supérieure. Cette congrégation est aujourd’hui présente dans de très nombreux pays. En 1870, Étienne Pernet acquiert une maison avec un important terrain au 57 rue Violet. Ce sera le siège définitif de la communauté.

Amicie LEBAUDY (1847 - 1917)

Amicie Piou, fervente catholique, épousa le riche industriel Jules Lebaudy et mena une vie mondaine. Après le krach de l’Union Générale en 1882, causé en partie par les manipulations boursières de son mari, elle décide de s’investir dans les œuvres sociales. Après la mort de son mari, elle vit dans un deux-pièces et on la croit miséreuse. Dans la plus grande discrétion, elle finance des œuvres philanthropiques, entre autres, la Fondation Groupe des Maisons Ouvrières qui construit de nombreux  immeubles de logements sociaux, notamment rue de la Saïda et rue de l’Amiral Roussin et une partie de l’hôpital Saint-Michel dans le 15e.

Élise DE PRESSENSÉ (1826 - 1901)

Élise de Plessis-Gouret, issue d'une famille de la haute bourgeoisie protestante, épouse le pasteur Edmond de Pressensé. Toute sa vie, elle sera une "quarante-huitarde", attachée aux principes du socialisme ‘évangélique’ dans lesquels elle élève ses enfants (son fils Francis sera le second président de la Ligue des droits de l’homme.). Elle écrit pour les jeunes des romans éducatifs qui lui permettent de financer des actions sociales : elle crée une école professionnelle pour les filles et, dans le quartier de Montparnasse, l’œuvre de la Chaussée du Maine (OCM) pour venir en aide aux épouses des communards fusillés ou exilés (elle-même a fait évader un des chefs de la Commune). Elle développe les premières colonies de vacances à Paris pour des enfants défavorisés ou malades. L’OCM existe toujours, après fusion avec le CEASIL (rue Vigée Le Brun 15e).

Geneviève de BLIGNIÈRES (1899 - 1987)

En 1926, Bretonne montée à Paris pour se consacrer à des œuvres sociales, elle s'aperçoit que 30 à 40 % des détenues de la prison Saint-Lazare sont bretonnes. Aussi crée-t-elle un centre d'accueil dans la gare Montparnasse afin d'aider ces jeunes filles à éviter les risques de la pauvreté et de la prostitution. Cette structure deviendra en 1960 le Service Social Breton, rue du Cotentin 15e, aujourd’hui foyer de jeunes filles

 

 Les femmes résistantes du XVe

Flora TRISTAN (1803 - 1844)

D’origine franco-péruvienne, Flora Tristan, est considérée comme une des premières féministes. Écrivaine, ouvrière militante, fille rejetée, mère battue, elle a vécu toutes les facettes de la condition féminine dans ce qu’elle a de plus dur. Parfois occultée par ses camarades masculins, comme Proudhon, elle est considérée comme une figure majeure des luttes de la classe ouvrière et pour la condition féminine partout dans le monde.

Elle a habité le 15ème une partie de sa vie, de même que son petit-fils, le peintre Gauguin.

Nicole de HAUTECLOCQUE (1913 - 1993)

Née Nicole de Saint-Denis, fille d'un colonel, elle entre dans la Résistance dès 1940. Elle a épousé avant la guerre Pierre de Hauteclocque (cousin du maréchal Leclerc de Hauteclocque). Adhérente du Rassemblement du Peuple Français dès sa création, elle siège au Conseil de Paris pendant 42 ans, en assurant un an la présidence. Élue du 15e arrondissement en 1977, elle a été députée, puis sénatrice de Paris (1986-1993). Allée Nicole de Hautecloque, quartier Dupleix.

Madeleine TAMBOUR (1908 - 1945)

Elle fut un membre important du célèbre Réseau Prosper. Son appartement du 38 avenue de Suffren, où elle habitait avec sa sœur Germaine, sert de boîte aux lettres et de planque à un grand nombre d’agents du Special Operations Executive. Après l'arrestation de Germaine, le 22 avril 1943, elle est arrêtée, puis internée à Fresnes. En 1944, les deux sœurs sont déportées au camp de Ravensbrück. Un an plus tard, elles sont exécutées dans la chambre à gaz.

Eugénie-Malika DJENDI (1923 - 1945)

Militaire et résistante française de la Seconde Guerre mondiale, née à Bône en Algérie d'un père musulman d'une mère d'origine corse. En 1943, elle s'engage dans le Corps féminin des transmissions, créé par le général Lucien Merlin. Arrêtée par la Gestapo, fusillée dans un camp de concentration en janvier 1945. Elle avait 21 ans. Jardin au parc Citroën.

Edith CAVELL (1865 - 1915)

Résistante, infirmière britannique fusillée par les Allemands pour avoir permis l'évasion de centaines de soldats alliés de la Belgique, sous occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale. Au 62 rue Desnouettes, plaque commémorative apposée le 12 octobre 2019, emplacement de l'hôpital-école d'infirmières professionnelles françaises fondé en 1916 et portant le nom d'Edith Cavell.

Irène NÉMIROVSKY (1903 - 1942)

Romancière d’origine russe , déportée à Auschwitz et morte le 19 août 1942. Auteur à succès dans la France des années 1930 mais oubliée après la Seconde Guerre mondiale, elle est le seul écrivain à qui le Prix Renaudot ait été décerné à titre posthume, en 2004, pour Suite française, son roman inachevé.

Simone MICHEL-LEVY (1906 - 1945)

Résistante, réseau Actions PTT, y anime des cellules de transmission radio, arrêtée en 1944, pendue en avril 1945 dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie. Elle est une des six femmes compagnons de la Libération.

Mère Marie SKOBSTOV (1891-1945)

Moniale russe orthodoxe, intellectuelle, poétesse, exilée à Paris en 1923 où elle crée dans le 15e un centre d’accueil pour intellectuels et émigrés déshérités et y installe une chapelle. Résistante, arrêtée par l’occupant, notamment pour avoir fait sortir 4 enfants juifs du Vel' d’Hiv en juillet 1942, elle est déportée et gazée à Ravensbrück le 31 mars 1945. Reconnue Juste parmi les Nations en 1985, elle est canonisée Sainte Mère Marie de Paris en janvier 2004.

Une rue Mère Marie Skobtsov a été inaugurée dans le 15e le 31 mars 2016.

Les femmes scientifiques du XVe

 

Morgane BOULCH

Gladys GUTIÉRREZ-BUGALLO

Cécile TRAN KIEM

Marion RINCEL

Morgane BOULCH, Gladys GUTIÉRREZ-BUGALLO,
Cécile TRAN KIEM et Marion RINCEL

Chercheuses de l’Institut PASTEUR, elles ont reçu, le 7 octobre 2021, le Prix "Jeunes Talents France 2021 L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science". Leurs recherches contribuent à faire avancer les connaissances scientifiques dans les domaines de l’immunothérapie pour traiter les cancers, de l’étude des transmissions de virus par les moustiques, de la prévention des maladies chroniques, et des modélisations mathématiques et statistiques des maladies infectieuses.

Françoise BARRÉ-SINOUSSI (1947-    )

En 2008, elle est la première Française à obtenir le prix Nobel de physiologie ou médecine, avec Luc Montagnier, tous deux pour la découverte du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et avec Harald zur Hausen, pour sa découverte du virus du papillome humain (HPV). Elle est Professeur de classe exceptionnelle à l’Institut PASTEUR et Directrice de recherche à l’Inserm. Elle dirige l’Unité Régulation des Infections Rétrovirales à l’Institut PASTEUR.

Docteur Francine LECA (1938-   )

Première femme chirurgien cardiaque en France, spécialiste dans les cardiopathies congénitales. Chef des services de chirurgie cardiaque à l’hôpital NECKER jusqu’en 2003. En 1996, elle fonde Mécénat Chirurgie Cardiaque. Grâce à son engagement et à celui de plus de 300 familles d’accueil, de bénévoles et de médecins référents, plus de 3 500 enfants ont été opérés dans neuf hôpitaux en France depuis 1996.

Christine PETIT (1948-     )

Co-lauréate du Prix Gruber 2021 de neuroscience, neuroscientifique de l’Institut PASTEUR, directrice de l’Institut de l’Audition, membre de l’Académie des sciences et professeur au Collège de France.

Les femmes philosophes du XVe

Simone WEIL (1909 - 1943)

En 1927, formation du "Groupe d’éducation sociale" : Simone, son frère et ses amis y donneront des cours, destinés au peuple, à l’école municipale de la rue Falguière, jusqu’en 1931. Voulant connaître la condition ouvrière, elle se fait embaucher à l’usine Alsthom, rue Lecourbe. Cette expérience donne naissance à des écrits importants. Elle habitait 228 rue Lecourbe. Plaque sur l’immeuble.

 

Les femmes aviatrices du XVe

Élise DEROCHE (1886 - 1919)

Pilote d’avion. Elle rêve de devenir comédienne mais s'initie à l'aviation. Elle fait partie des « fous volants », constructeurs et pilotes, qui s’entraînent sur le terrain de l’actuel héliport. En 1910, elle devient la première femme au monde à recevoir le brevet de pilote d'aéroplane. Elle devient célèbre dans tous les meetings, sous le nom de Baronne de Laroche. En 1914, comme la plupart des aviatrices brevetées, elle propose ses services à l'armée française mais se voit renvoyée dans ses foyers. En 1919, alors qu'elle vole en passagère d'un autre pilote, l'avion s'écrase et elle est tuée.

 

Thérèse PELTIER (1873-1926)
Première femme aviatrice, en 1908, sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux.

 

Les femmes et le sport dans le XVe

Les "Reines des six jours" de Paris au Vel' d'Hiv

(1926-1958)

Les Six Jours de Paris était la plus populaire des courses qui se déroulaient au Vel d’Hiv, rue Nélaton / angle du bd de Grenelle. En 1926, commença l'élection de la « Reine des Six Jours », chargée de donner le départ de la course. Elles étaient choisies dans le milieu des artistes populaires à la mode : Lys Gauty, Édith Piaf, Yvette Horner, Annie Cordy… Le Vel' d’Hiv a été détruit en 1959.

Suzanne LENGLEN (1899-1938)

Joueuse de tennis, « La sportive art déco ». 1921 : Pour la 1ère fois, l'Académie des sports décerne à Suzanne Lenglen la médaille d'or du sport féminin, récompensant la sportive la plus performante de l'année. La blancheur de ses tenues, de rigueur jusqu’alors dans le milieu du tennis, fait place aux couleurs vives valorisées par les architectes Art Déco. Le centre Suzanne Lenglen du 15e, créé en 1977, est le plus grand centre sportif de Paris - 2 rue Louis Armand.

Les femmes de lettres du XVe

 

Marguerite YOURCENAR (1903 - 1987)
Romancière, essayiste. Première femme entrée à l’Académie française le 6 mars 1980.
En 2008, ouverture de la Médiathèque Marguerite YOURCENAR - 41 rue d’Alleray

Andrée CHÉDID (1920 - 2011)

Femme de lettres et poétesse française d’origine syro-libanaise.

A vécu dans le 15e, front de Seine. Mère du musicien Louis Chédid et grand-mère de Matthieu Chédid.

Bibliothèque Andrée CHÉDID (ex-bibliothèque Beaugrenelle) - 36 rue Émeriau.

 

Les femmes à qui sont dédiés un lieu du XVe

ou une plaque

  • Marie D’AGOULT, dite DANIEL STERN, rue, femme de lettres.

  • Caroline AIGLE, jardin (ex-jardin blanc), parc André Citroën, première femme pilote de chasse.

  • Sohane BENZIANE, centre d’animation Sohane rue Duhamel, jeune fille de 17 ans assassinée en 2002 à Vitry-sur-Seine, devenue le symbole des femmes victimes du machisme.

  • Rosa BONHEUR, rue, peintre animalière. 1ère femme artiste promue Chevalier de la Légion d’honneur en 1865, puis Officier en 1894. Féministe.

  • Marianne BRESLAUER, allée, 78 rue de la Convention, photographe allemande, années 30 à Montparnasse, Prix du Salon des photographes de Paris en 1934.

  • Yvette CHAUVIRÉ, 1917-2016, square (ex-square du Commerce), elle habitait place du commerce.

  • Marie-José CHÉRIOUX, décédée du Sida, foyer d’hébergement pour handicapés adultes, Protection Sociale de Vaugirard -  Jean Chérioux  créée en 1992. 91 bis rue Falguière.

  • Camille CLAUDEL, place, sculpteur. Rencontre Bourdelle dans les ateliers de Rodin.

  • Eugénie-Malika DJENDI, jardin Eugénie-Malika Djendi dans le parc André-Citroën.

  • Isadora DUNCAN, allée, 78 rue de la Convention, pionnière de la danse moderne au début du XXe siècle. Bourdelle a créé un bas-relief de la danseuse au fronton du théâtre des Champs Élysées.

  • Béatrix DUSSANE, rue, actrice et femme de lettres.

  • FÉLICITÉ, EUGÉNIE ET LUCIE. 3 rues : rue Sainte Félicité (rue de Procession-rue des Favorites), rue Sainte Eugénie (rue Olivier de Serres), rue sainte Lucie (entre les rues de Javel et de l’église), saintes martyres chrétiennes.

  • Marie-Madeleine FOURCADE, place, seule femme chef de réseau de la Résistance, députée européenne en 1980.

  • Geneviève de GAULLE, place, résistante, action sociale : Président d’ATD Quart Monde. Entre au Panthéon en 2015.

  • Jeanne HACHETTE, rue, XVe siècle, résistante contre les Bourguignons.

  • Nicole de HAUTECLOQUE, allée, quartier Dupleix. Plaque dans l’escalier d’honneur à la mairie du 15e.

  • Mère Agnès de LANGEAC, rue, en hommage à cette moniale dominicaine qui guida Jean-Jacques Olier vers la création du séminaire Saint-Sulpice, premier séminaire français qui se trouvait sur l'emplacement actuel de la rue.

  • Suzanne LENGLEN, un stade du 15e porte son nom, championne de tennis.

  • LÉONTINE, rue, nom de l’ancien propriétaire.

  • MADEMOISELLE, rue, fille du Duc de Berry. Elle inaugura l'église Saint-Jean Baptiste de Grenelle en 1827.

  • Simone MICHEL-LÉVY, place 7e-15e, terre-plein avenue de Saxe.

  • LES MUNITIONNETTES, « Les dames de Javel », 208 rue Saint Charles, plaque sur la façade du collège André Citroën le 8 mars 2013. Pendant la guerre de 14, les hommes étant au front, André Citroën fait appel à une main d’œuvre de 6 000 femmes qui travaillant de jour et de nuit, 11 heures par jour, dimanche compris, fabriquent 10000 à 50000 obus par jour.

  • Irène NÉMIROVSKY, allée, romancière russe morte au camp de concentration d'Auschwitz. Dénomination 2013.

  • Marie POUSSEPIN, jardin. 232 rue de Vaugirard, femme chef d’entreprise en bonneterie, fin XVIe- début XVIIe, fondatrice des Sœurs de la Charité.

  • Madeleine RENAUD, place avec Jean-Louis Barrault, son mari, comédienne.

  • DE LA ROSIÈRE, rappelle la jeune fille vertueuse qui était couronnée chaque année, en commémoration de la création du village de Beau-Grenelle en 1826 (fête de la Rosière).

  • .Mère Marie SKOBTSOV, rue, religieuse, artiste, poétesse, résistante. Déportée à Ravensbrück où elle est gazée le 31 mars 1945.

  • Germaine de STAËL, rue, écrivaine.

  • Laure SURVILLE, rue, écrivaine, sœur de Honoré de Balzac.

  • Thérèse TRÉFOUËL, place Jacques-et-Thérèse-Tréfouël, biochimiste.

  • Marie VASSILIEFF, villa, artiste, peintre et sculpteur, années 20 à Montparnasse.

  • Élisabeth VIGÉE-LEBRUN, rue, peintre.

  • Marguerite YOURCENAR, allée, entre la rue Desaix et la rue Edgar Faure, première femme de lettres entrée à l’Académie française le 6 mars 1980.

  • Marguerite YOURCENAR, médiathèque, En 2008, ouverture de la Médiathèque Marguerite YOURCENAR, 41 rue d’Alleray.

  • Andrée CHÉDID, ​Bibliothèque, 36 rue Émeriau ( ex-bibliothèque Beaugrenelle )1920 - 2011, femme de lettres et poétesse française d’origine syro-libanaise. A vécu dans le 15e, front de Seine. Mère du musicien Louis Chédid et grand-mère de Matthieu Chédid.

  • LE JARDIN DES MÈRES-ET-GRANDS-MÈRES-DE-LA-PLACE-DE-MAI, anciennement jardin des Trois-Marches, espace vert au début de la rue Balard inauguré le 7 avril 2008. Ce jardin rend hommage à deux mouvements argentins reconnus internationalement : les Mères de la place de Mai et les Grands-mères de la place de Mai. Ces mouvements rassemblent les mères et grands-mères argentines dont les enfants et petits-enfants ont disparu pendant la répression militaire entre 1976 et 1983, elles avaient pris l’habitude de se regrouper sur la place de Mai à Buenos Aires.

  • MONUMENT AUX MORTS POUR LA FRANCE EN OPÉRATIONS EXTÉRIEURES : jardin Eugénie-Malika Djendi du parc André-Citroën, mémorial inauguré le 11 novembre 2019. Il honore la mémoire des soldats morts pour la France en opérations extérieures. À la date de son inauguration, 549 noms de militaires morts pour la France sur 17 théâtres d’opérations extérieures ont été inscrits. L’édifice représentant 6 militaires anonymes, cinq hommes et une femme.

  • MONUMENTS AUX MORTS, MAIRIE DU 15e, rue Lecourbe, 1934 : une femme et son enfant en bas à droite du monument. Sculpteur : Charles YRONDY.